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Les Certificats d’Economie d’Energie : un levier d’accélération de la rénovation et de l’optimisatio

  • 1 févr. 2018
  • 3 min de lecture

Créés en 2006, les Certificats d’Economie d’Energie (CEE ou C2E), également connus du grand public sous le nom d’écoprimes, ont vocation à s’attaquer à l’énorme chantier de la surconsommation d’énergie dans notre pays.

Cette ambition fait partie des solutions prioritaires à mettre en œuvre pour lutter contre le réchauffement climatique devenu une urgence absolue. Dans le secteur du logement, aujourd’hui dans notre pays, plus de 15 millions de logements, soit un sur deux, consomment 6 à 9 fois plus d’énergie qu’un logement construit neuf en conformité avec la Réglementation thermique actuelle (100 millions de logements en Europe). Cette prise de conscience est relativement récente car ce n’est qu’à partir de 2006, que sont apparus les DPE -Diagnostics de Performance Energétique -, qui nous apprenaient que si on louait ou achetait un logement classé G (la pire des catégories), on allait consommer plus de 450 kWh/m2/an, tandis qu’un logement construit et classé A consommerait moins de 50 kWh/m2/an. Une situation qui pèse aussi sur l’environnement mais aussi sur les niveaux d’émission de CO2 directement issus de la combustion des énergies fossiles, encore largement utilisées notamment pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.


Il s’agit par ailleurs d’un enjeu économique majeur car la volumétrie doit se traduire en emplois locaux non délocalisables. Les CEE sont donc un des outils au service d’une stratégie globale de politique énergétique exigeant des énergéticiens qu’ils évoluent et assument une nouvelle mission : aider leurs clients à consommer moins, et ce, bien sûr, de façon effective et traçable. A défaut, les pénalités à débourser seraient encore plus lourdes que les montants à débourser pour directement sensibiliser, informer, et surtout convaincre les ménages en surconsommation chronique d’énergie de passer à l’acte et d’entreprendre des travaux de rénovation énergétique, dûment listés, identifiés et standardisés.


C’est un dispositif puissant contribuant aux côtés des pouvoirs publics et des autres mesures poursuivant le même but (CITE, EcoPrêts, etc) de massifier la rénovation énergétique. Sans les CEE, qui articulent efficacement action publique et privée, on n’aurait jamais réussi à mobiliser au fil du temps autant d’efforts en terme techniques bien sûr, mais également de marketing et de communication, tout aussi importants pour interpeller en direct les particuliers et entreprises qui découvrent comment exercer leur pouvoir de consomm’acteurs, notamment grâce aux nouvelles technologies. En effet, l’impact des plateformes internet, initialement lancées par les filiales des grands noms de la distribution (Auchan, Carrefour,…) chargées de la vente des carburants ont largement contribué à démocratiser auprès du grand public l’ensemble des enjeux et ressources autour de la sobriété et de l’efficacité énergétique. En symétrie, on assiste à d’importants efforts de la part des professionnels engagés dans ce marché émergent de la rénovation puisque ces derniers, entreprises existantes ou start up, doivent être qualifiés et donc être garants du bon fonctionnement des installations grâce au label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).


Ce label officiel est indispensable pour l’obtention de ces montants d’argent souvent désignés comme « écoprime » par le grand public ou le Crédit d’Impôt Transition Energétique (CITE) auquel on reproche une mise à disposition très décalée dans le temps par rapport au décaissement que suppose le paiement des travaux.


En pleine évolution au travers de renforcements réglementaires, l’ensemble de ces mécanismes, qui peuvent attirer certains fraudeurs énergiquement poursuivis, sont plus que jamais au cœur de la lutte contre le changement climatique, car l’énergie que l’on ne consomme pas est celle qui ne pollue pas et c’est aussi la moins chère !

 
 
 

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